Le fonds

Illustration fonds patrimonial BU Sciences

La Faculté des Sciences de Montpellier est créée par l’arrêté du 25 juillet 1809. A la demande des professeurs, la ville de Montpellier leur octroie un ensemble de collections héritées des confiscations révolutionnaires (échantillons ou instruments scientifiques, ouvrages) parmi lesquelles les prestigieuses collections de la Société Royale des Sciences de Montpellier.
Les collections ainsi attribuées à la Faculté des Sciences sont identifiées par une étiquette « Ville 1812 » qui indique cette provenance. Plus tard, il faut consulter les registres d’inventaire de la bibliothèque ainsi que les archives de la Faculté des Sciences (déposées aux 
Archives départementales de l’Hérault sous la cote 15 ETP) pour connaître l’histoire de l’enrichissement de ces collections.
Outre les monographies, la bibliothèque conserve d’importantes collections de périodiques anciens (certains remontant au début du 18e siècle), ainsi que des thèses (les plus anciennes datent de 1842).

Toutes les disciplines scientifiques (mathématiques, astronomie, physique, chimie, botanique, zoologie, enseignement technique) qui reflètent l’évolution de l’enseignement scientifique à Montpellier, sont représentées : les collections de botanique et de zoologie sont particulièrement riches ; des publications à l’occasion d’expéditions scientifiques sont nombreuses. L’ouvrage le plus ancien date de 1543.

Dès l’origine, ce fonds s’est enrichi des legs DunalGergonne, Girard, JeanJean, et bien d’autres plus modestes, comme en témoignent les registres de délibération de la Faculté des sciences (Archives Départementales de l’Hérault).
Plus récemment il s’est accru grâce au dépôt de la bibliothèque de l’Institut de Botanique (2000), de celle de la Station de Biologie Marine de Sète (1994). D’autres dons, comme celui du laboratoire de Biologie Animale, le fonds Le Houerrou (2010), et le fonds Avias sont en cours de traitement.

Le fonds

Fonds patrimonial BU Historique de Médecine

La Bibliothèque universitaire Historique de Médecine se caractérise par la richesse des collections patrimoniales conservées

  • 1000 volumes de manuscrits du 8e au 19e siècle
  • 100 000 volumes imprimés antérieurs au début du 19e siècle
  • toutes les thèses des facultés de médecine de Montpellier et Paris depuis le 18e siècle
  • les archives de la Faculté des origines à 1810

Historique du fonds

Si l’on connaît l’existence d’une bibliothèque à la Faculté de médecine depuis le Moyen Âge, aucun ouvrage ne nous est parvenu. Le noyau initial de la collection provient du legs Haguenot en 1767.
Le fonds existant a été en fait constitué au début du 19e siècle par Gabriel Prunelle, médecin bibliothécaire de la Faculté, en puisant dans les confiscations révolutionnaires de toute la France, en suivant un programme encyclopédique.
Au 19e et au 20e siècle la bibliothèque s’est accrue par des dons et legs, ainsi que par des achats.

Composition du fonds

Constitué des manuscrits et d’imprimés, le fonds est encyclopédique, la médecine ne représentant qu’un peu moins de la moitié des collections.

  • 1000 manuscrits, dont les 2/3 du Moyen Âge, dans tous les domaines du savoir
  •  100 000 imprimés anciens, dont 300 incunables et des thèses anciennes
  • Les archives : la BU médecine conserve et gère les archives anciennes de la Faculté, jusqu’à la Révolution française, et assure aussi la communication des archives modernes, sous la responsabilité de l’archiviste de l’Université de Montpellier

Ces collections exceptionnelles, dont l’accès n’est pas réservé à la seule communauté universitaire, offrent de nombreuses thématiques de recherche parmi lesquelles la littérature médicale du Moyen Âge au 19e siècle, l’histoire de la Faculté de médecine de Montpellier, les manuscrits de la bibliothèque de Clairvaux, les manuscrits de la collection Albani, la bibliothèque de la famille de parlementaires Bouhier, les récits de voyage…

Le fonds

Fonds Antonelli

Ce fonds réunit 14 000 ouvrages, brochures et périodiques, des 19e et 20e siècles, essentiellement en droit et en économie, légués par Étienne Antonelli à la Faculté de droit de Montpellier, auxquels s’ajoutent des archives des économistes français Auguste Walras et Léon Walras.

Professeur et homme politique

Étienne Antonelli (Valence, Espagne, 24 Août 1879 – Montpellier, 7 mars 1971) est un professeur et homme politique français.

Après de brillantes études de droit, il soutient ses deux thèses en 1905 et 1906 et commence une carrière universitaire à la Faculté de droit de Montpellier, qui se poursuit à Paris puis, en 1913, à Poitiers. Il s’intéresse très rapidement à l’économie sous sa forme mathématique et fait paraître en 1914 un ouvrage intitulé Principes d’économie pure. Il est professeur à Lyon de 1919 à 1924, date de son élection comme député. Après sa défaite en 1932, il reprend sa carrière universitaire au Conservatoire des arts et métiers de Paris (1932-1934), puis à Montpellier de 1934 à 1952. Il est également membre de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier de 1942 à 1971.

Par ailleurs, il s’intéresse également à la vie politique et figure parmi les fondateurs du Comité de Démocratie sociale, en 1906. En 1924, il est élu député de la Haute-Savoie sur la liste du Cartel des gauches et s’inscrit au groupe SFIO. Il se spécialise dans les questions sociales et est le véritable père de la première loi sur les assurances sociales obligatoires, en 1928. Battu aux élections en 1932, il quitte la vie politique.

Un legs au contenu varié

Le professeur de droit et d’économie Étienne Antonelli a légué sa bibliothèque personnelle à la Faculté de droit de Montpellier à sa mort en 1971.

Le fonds regroupe environ 14 000 documents (4 000 ouvrages, 1 700 brochures et 8 300 fascicules de périodiques) des 19e et 20e siècles (de 1694 à 1971), en sciences juridiques, économiques et sociales mais aussi en littérature (occupant 140 mètres linéaires de rayonnages), ainsi qu’un portrait du professeur Antonelli probablement peint par Ernest Touard.

On note dans ce fonds la présence d’ouvrages et d’archives des économistes français Auguste Walras (1801-1866) et Léon Walras (1834-1910), confiés après la mort de ce dernier à Étienne Antonelli par sa fille Aline pour qu’il édite la correspondance de son père. Pour ce faire, elle reprend une partie des archives et manuscrits de Léon Walras qui avaient été confiés à l’Université de Lausanne pour les remettre au professeur Antonelli.

Ce sous-fonds contient :
– des ouvrages des Walras ou leur ayant appartenu, dont notamment De la nature de la richesse et de l’origine de la valeur, Paris, 1831, annoté par 
Jean-Baptiste Say et Léon Walras ;
– des manuscrits, notes de cours et correspondance d’Auguste et Léon Walras
– la correspondance d’Étienne Antonelli au sujet de la publication scientifique des papiers de Walras.

Le fonds

Fonds patrimonial de la BU Pharmacie

La Bibliothèque universitaire de Pharmacie conserve des fonds spécialisés et anciens dans sa Réserve : ces fonds sont consultables par tous.


Les 4900 ouvrages, tirés à part, images, et thèses, proviennent essentiellement de legs ou donations liés à l’histoire de l’enseignement de la Pharmacie à Montpellier :

– Fonds de l’École supérieure de pharmacie de Montpellier. En 1886, L’École de Pharmacie de Montpellier a légué à la Bibliothèque universitaire un ensemble constitué d’ouvrages de l’École, et des legs faits à l’École par deux professeurs, l’un par François-Joseph Rey (1758-1826), l’autre en 1859 par François Hugues Roméo Pouzin (1795-1860). Ce bel ensemble d’ouvrages du 16e au 19e siècle, qualifié de bibliothèque de « l’honnête homme », est réellement encyclopédique puisque s’y trouvent représentés la médecine et la chimie, la botanique et la zoologie, la pharmacie et la toxicologie, mais aussi les belles lettres, la géographie…
La Réserve conserve ainsi plus de 80 pharmacopées, dont la plus ancienne est de 1625, une belle collection d’ouvrages de botanique parmi lesquels le prestigieux ouvrage de Michel Boym, Flora Sinensis (1656), beaucoup de chimie et de toxicologie, illustrant leur importance grandissante dans les recherches de l’École. À côté d’une belle collection d’œuvres littéraires, on trouve aussi des tirés-à-part d’Auguste Comte et sa dédicace à son « camarade et ami, le Docteur Pouzin ».

– Fonds de l’École d’Agriculture de Montpellier. Les travaux de Jules-Emile Planchon (1823-1888), qui fut Directeur de l’École supérieure de Pharmacie en 1859 et travailla avec l’École d’Agriculture de Montpellier, notamment sur la crise du phylloxera, expliqueraient la présence ici de ce fonds essentiellement 19e siècle. Ce sont 639 documents, en botanique surtout, très intéressants pour l’histoire de la viticulture dans le département de l’Hérault et de l’Aude.

– Fonds Jules Pavillard. Complétant le fonds présent aux Archives départementales de l’Hérault, ce fonds d’environ 150 documents a été donné à la Bibliothèque de Pharmacie par sa petite-fille, Anne-Marie Pavillard.
Jules Pavillard fit toute sa carrière à Montpellier et a été directeur de l’Institut de Botanique en 1927. Il est l’un des promoteurs de la phytosociologie et fondateur en 1930 de la Station internationale de géobotanique méditerranéenne. Le fonds est constitué d’un ensemble cohérent d’articles et documents issus de ses recherches, ainsi que de carnets manuscrits.

– Thèses. La bibliothèque conserve un fonds d’écrits académiques remontant à 1803, date de création par Napoléon de l’École supérieure de Pharmacie : en particulier, les thèses de pharmaciens de 1ere classe et les diplômes supérieurs de pharmacien. De la période 1803-1806, nous ne disposons que des copies, les originaux étant à la BIUS (Paris). La période de 1806 à 1949 constitue le fonds ancien des thèses de pharmacie de Montpellier.

Le fonds

Fonds patrimonial manuscrits BUHM

Le fonds des manuscrits est particulièrement riche et précieux, d’une diversité remarquable. Il comprend 1000 volumes dont les 2/3 sont antérieurs à l’imprimerie et 160 environ, au 13e siècle.
Parmi différentes langues, on trouve surtout du latin mais aussi du grec, de l’arabe, de l’italien, du français (oc et oïl)… Plusieurs domaines sont représentés : en premier lieu, les belles-lettres (auteurs de l’Antiquité, philosophie, linguistique, littérature…), puis les livres religieux (Bibles, Heures et bréviaires…), la médecine, mais dont seul un petit nombre d’ouvrages sont anciens, et beaucoup d’autres sujets.
La présentation de ces volumes varie elle aussi, certains sont richement illustrés, d’autres recueils peuvent se révéler austères, glosés, etc.
Quelques exemples : un Psautier dit de Charlemagne du 8
e siècle, une Bible historiale du 14e siècle, plusieurs versions du Roman de la Rose, Perceval, la Chirurgie d’Albucasis en langue d’oc…, la correspondance de la Reine Christine de Suède ou les recueils d’archives de Guichenon sur les pays de Savoie…

Le fonds

fonds patrimonial thèses et imprimés BUHM

Les imprimés anciens

Voici quelques titres ou domaines marquants de l’histoire de l’édition ou de la littérature qui figurent dans le fonds d’imprimés :

  • la médecine du Moyen-Âge au 19e siècle : Galien, Hippocrate, les anatomies richement illustrées de Vésale, Ambroise Paré
  • tous les grands dictionnaires et encyclopédies dont celle de Diderot et d’Alembert
  • des grammaires de très nombreuses langues
  • les grandes relations de voyages autour du monde dont un exemplaire de l’Expédition en Égypte
  • la littérature française mais aussi des œuvres anglaises et italiennes, la littérature classique avec des éditions d’Alde, Elsevier, etc…
  • la philosophie
  • de nombreux ouvrages d’art comme les vues de Rome de Piranèse

La majorité des imprimés anciens figurent au catalogue de la BIU, à l’exception de quelques séries encore répertoriées sur registres ou fichier papier.

Les thèses anciennes

Au gré des échanges, la bibliothèque a pu constituer une collection de thèses médicales très importante. Outre les thèses de Montpellier qui forment une collection complète des origines (18e siècle) à nos jours, sont conservées la collection équivalente pour la Faculté de Paris ainsi que de nombreuses thèses d’autres universités.
Les thèses anciennes de médecine de Montpellier n’ont pas encore été systématiquement informatisées, et manquent donc au catalogue de la BIU. Leur recherche s’effectue dans des registres, ou via le SUDOC si elles sont signalées par d’autres BU françaises.
De même les collections de périodiques anciens de toutes disciplines, comptent plus de 3200 titres imprimés depuis les tout premiers pas de la presse.