image fonds ancien bu Richter

Plus de 500 volumes de droit et d’économie datant du 16e au 18e siècle, parmi lesquels se trouvent des auteurs essentiels en droit et d’autres sources fondamentales.
Des provenances multiples :
Conservés à la réserve, ces ouvrages proviennent principalement de trois sources :

  • La première est la donation de François Poutingon (1767-1855), docteur en médecine en prairial an XII (mai-juin 1804) et prosecteur de l’École de Santé de Montpellier
  • La seconde est l’achat au 19e siècle d’ouvrages anciens de droit
  • La dernière est le don, semble-t-il en 1933, d’ouvrages appartenant au Grand Séminaire de Montpellier

Des sources essentielles en droit :
Ce fonds compte plus de 500 volumes de droit ou d’économie datant du 16e au 18e siècle.
Parmi ces documents se trouvent des auteurs essentiels en droit comme Jean Domat (Les loix civiles dans leur ordre naturel, 1695-1699), Cesare Beccaria (Dei Delitti e delle pene, plusieurs éditions), Robert-Henri Pothier (Œuvres complètes, plusieurs éditions) ou encore Pierre-Antoine Fenet (Recueil complet des travaux préparatoires du Code civil).
Le fonds est constitué d’autres sources fondamentales comme Le Moniteur universel, ancêtre du Journal officiel, paru à partir de la Révolution (1789-1901) mais aussi de données statistiques : Compte général de l’administration de la justice criminelle en France, Compte général de l’administration de la Justice civile et commerciale en France et en Algérie publiés au XIXe siècle.

Fonds Antonelli

Ce fonds réunit 14 000 ouvrages, brochures et périodiques, des 19e et 20e siècles, essentiellement en droit et en économie, légués par Étienne Antonelli à la Faculté de droit de Montpellier, auxquels s’ajoutent des archives des économistes français Auguste Walras et Léon Walras.

Professeur et homme politique

Étienne Antonelli (Valence, Espagne, 24 Août 1879 – Montpellier, 7 mars 1971) est un professeur et homme politique français.

Après de brillantes études de droit, il soutient ses deux thèses en 1905 et 1906 et commence une carrière universitaire à la Faculté de droit de Montpellier, qui se poursuit à Paris puis, en 1913, à Poitiers. Il s’intéresse très rapidement à l’économie sous sa forme mathématique et fait paraître en 1914 un ouvrage intitulé Principes d’économie pure. Il est professeur à Lyon de 1919 à 1924, date de son élection comme député. Après sa défaite en 1932, il reprend sa carrière universitaire au Conservatoire des arts et métiers de Paris (1932-1934), puis à Montpellier de 1934 à 1952. Il est également membre de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier de 1942 à 1971.

Par ailleurs, il s’intéresse également à la vie politique et figure parmi les fondateurs du Comité de Démocratie sociale, en 1906. En 1924, il est élu député de la Haute-Savoie sur la liste du Cartel des gauches et s’inscrit au groupe SFIO. Il se spécialise dans les questions sociales et est le véritable père de la première loi sur les assurances sociales obligatoires, en 1928. Battu aux élections en 1932, il quitte la vie politique.

Un legs au contenu varié

Le professeur de droit et d’économie Étienne Antonelli a légué sa bibliothèque personnelle à la Faculté de droit de Montpellier à sa mort en 1971.

Le fonds regroupe environ 14 000 documents (4 000 ouvrages, 1 700 brochures et 8 300 fascicules de périodiques) des 19e et 20e siècles (de 1694 à 1971), en sciences juridiques, économiques et sociales mais aussi en littérature (occupant 140 mètres linéaires de rayonnages), ainsi qu’un portrait du professeur Antonelli probablement peint par Ernest Touard.

On note dans ce fonds la présence d’ouvrages et d’archives des économistes français Auguste Walras (1801-1866) et Léon Walras (1834-1910), confiés après la mort de ce dernier à Étienne Antonelli par sa fille Aline pour qu’il édite la correspondance de son père. Pour ce faire, elle reprend une partie des archives et manuscrits de Léon Walras qui avaient été confiés à l’Université de Lausanne pour les remettre au professeur Antonelli.

Ce sous-fonds contient :
– des ouvrages des Walras ou leur ayant appartenu, dont notamment De la nature de la richesse et de l’origine de la valeur, Paris, 1831, annoté par Jean-Baptiste Say et Léon Walras ;
– des manuscrits, notes de cours et correspondance d’Auguste et Léon Walras
– la correspondance d’Étienne Antonelli au sujet de la publication scientifique des papiers de Walras.

Images du fonds de l'académie

Le fonds

La Bibliothèque de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier

La Bibliothèque interuniversitaire veille sur le patrimoine scientifique et culturel exceptionnel de cette illustre institution au riche passé ; soit 50 0000 ouvrages, brochures et périodiques, du 18e siècle à nos jours, dont la variété des thématiques est à l’image des trois sections de l’Académie elle-même et dont plus de la moitié des documents sont en langues étrangères. Ce fonds est conservé à la BU de Droit Economie Gestion (BU Richter).

Site de l’académie des Sciences et Lettres de Montpellier

Une illustre institution

D’abord Société royale des Sciences créée par Louis XIV en 1706, quarante ans après son aînée l’Académie royale des Sciences de Paris, elle participe activement à la vie intellectuelle de son époque en contribuant notamment à l’élaboration de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.

Elle est dissoute en septembre 1793 et ses collections (2 500 à 3 000 volumes) sont confisquées. Une grande partie est dispersée ou volée, certains livres sont pieusement récupérés par des académiciens. Le reliquat, mis par l’Etat à la disposition de la ville de Montpellier en 1806, se trouve actuellement à la médiathèque centrale Emile Zola.

De cette période, on ne conserve à la BU Richter que les comptes-rendus des séances publiques et les deux tomes de l’Histoire de la Société royale des Sciences publiés en 1766 et 1768. La BU Historique de Médecine possède, quant à elle, cinq volumes manuscrits de mémoires, dits « recueils Poitevin », du nom de leur auteur Jacques Poitevin, portant sur la période 1777 à 1782.

En 1795, l’institution renaît clandestinement sous le nom de Société libre des Sciences et Belles-lettres de Montpellier et ajoute les humanités à ses domaines de recherche. Malgré la présence d’illustres personnages dans ses rangs (Jean-Antoine Chaptal, Jean-Jacques de Cambacérès, Augustin Pyrame de Candolle ou Paul-Joseph Barthès), elle s’éteint en 1816.

Son existence éphémère, dans un contexte historique troublé, ne permit pas la constitution d’un fonds important. On ne sait ce qu’il advint de sa modeste bibliothèque, à l’évidence dispersée. Il n’en subsiste aujourd’hui que le catalogue conservé aux archives départementales de l’Hérault à Pierresvives et la série complète des publications de la Société de 1803 à 1814 en six volumes, disponible à la BU Richter.

L’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier naît sous son nom actuel en 1846. Traitant de sciences, lettres et médecine, elle se constitue une bibliothèque qui en 1921 est déposée à la Bibliothèque centrale de l’Université de Montpellier par convention, actualisée en 2014 avec la Bibliothèque interuniversitaire.

Depuis lors, les fonds sont gérés par les deux bibliothécaires de l’Académie et le responsable des fonds spécialisés de la BU Richter, où ils sont conservés, signalés, communiqués et valorisés.

image fonds Geddes

Issu de la Bibliothèque du Collège des Ecossais, le fonds conservé à la BU Richter est composé d’environ 360 livres sur les 1350 que compte le don initial. Ce fonds, traitant de politique, est composé majoritairement des ouvrages en français et en anglais datant des années 1850 à 1940 ; il est disponible sur le catalogue de la BIU. Les autres ouvrages se trouvent à la BU Sciences et surtout à la BU Lettres de Montpellier.
Une exposition sur ce fonds, intitulée « Patrick Geddes, portrait d’un esprit voyageur à travers sa bibliothèque » a été réalisée en 2012 à la BU Richter.

Un homme aux multiples centres d’intérêt
Patrick Geddes (Ballater, Écosse, 1854 – Montpellier, 1932) est un biologiste pionnier de la théorie de la symbiose au point d’être pressenti comme le « Darwin écossais ».
Militant politique, c’est aussi un théoricien de l’éducation active, des conceptions environnementales dans l’urbanisme et de la programmation urbaine. Concepteur du plan de Tel Aviv, fondateur d’une école de pensée urbanistique de grande influence dont l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Montpellier (ENSAM) est une des nombreuse héritières, il passe les huit dernières années de sa vie à Montpellier où il fonde en 1924 une institution d’enseignement supérieur à vocation internationale, appelée le Collège des Écossais.

image bandeau vues d'optique

86 vues d’optique parisiennes et londoniennes, auxquelles des lentilles grossissantes donnent une impression de profondeur, représentant des paysages urbains ou champêtres, des monuments et des événements.
Une exposition sur ce fonds, intitulée « Le monde en perspective. Vues et récréations d’optique au siècle des lumières» a été réalisée en 2014 (20 septembre-31 octobre).

Des vestiges du cabinet de physique de la Faculté des Sciences de Montpellier
Il n’existe pas de certitude quant à l’histoire de cette collection. On suppose qu’elle a appartenu au cabinet de physique de la Faculté des Sciences de Montpellier. Elle aurait été conservée dans une démarche pédagogique d’apprentissage des lois de l’optique et de la perspective. L’appareil de visualisation qui devait l’accompagner n’a pas été retrouvé.
En 2014, la Direction régionale des affaires culturelles Occitanie a édité un livre de la collection Duo intitulé : Le monde en perspective. Vues d’optique au siècle des Lumières. Les collections montpelliéraines de vues d’optique au château de Flaugergues.

86 gravures originales du 18e siècle
Ce fonds est composé de 86 vues d’optique parisiennes et londoniennes qui datent des années 1740-1760. Ces vues sont des gravures en taille-douce coloriées à la main à la gouache ou à l’aquarelle.
Une moitié (vues d’origine anglaise) a été montée sur cartons afin de permettre la visualisation dans des appareils d’optique de type zograscope ou boîte foraine. Elles étaient présentées dans des milieux très différents : le salon aristocratique et la place publique où s’installait le colporteur. La légende, située en dessous de la vue, a été découpée et collée au verso du carton ou bien recopiée à la main. Une épaisse bordure noire a été peinte sur les bordures pour accentuer l’effet de contraste. Deux d’entre elles sont des vues « à transformation » : les cartons de support sont évidés afin de laisser passer la lumière à certains endroits et permettre un visionnage dans des « boîtes foraines » avec éclairage par l’arrière.
L’autre moitié, formée en majorité de vues réalisées à Paris, est colorée mais ni rognée ni montée. On peut donc y repérer le titre à l’envers, caractéristique des vues d’optique.
Les thématiques de ces vues sont très variées : paysages urbains ou champêtres, monuments et événements (peste de 1720 à Marseille, feux d’artifice à l’occasion de festivités…).
Cet ensemble a été restauré et reconditionné par l’atelier de conservation-restauration du Service de Coopération Documentaire Interuniversitaire, et catalogué à la pièce dans le catalogue collectif de l’enseignement supérieur (Sudoc).
Ces vues ont également fait l’objet d’une numérisation par l’atelier de photographie et l’atelier de numérisation, et les reproductions sont consultables via la bibliothèque numérique Foli@ des Universités de Montpellier.

image fonds barthélémy

2 500 ouvrages des 19e et 20e siècles, souvent reliés, sur la religion, la philosophie, la littérature, l’histoire et l’histoire de l’art.

Un fonds religieux et bien au-delà
Ce fonds a été donné après la mort de Henri Auguste François Barthélémy et intégré le 12 novembre 1942 à la Bibliothèque centrale de l’Université de Montpellier, d’après le registre manuscrit de l’époque.

Homme d’église et académicien :
Henri Auguste François Barthélémy (Béziers, 3 février 1871-Montpellier, 11 juin 1942) est d’abord ordonné prêtre (juin 1901), vicaire à Saint-Joseph de Sète, puis à Saint-Nazaire de Béziers ; ensuite aumônier du Sacré-Cœur à Montpellier (1920), curé d’Olonzac (1925) et de Saint-Joseph de Sète (1932).
Nommé vicaire général de l’évêché de Montpellier et chanoine titulaire (1939), il est par ailleurs membre de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier de 1941 à 1942, à la section Lettres (mais il n’y a jamais occupé son siège).
Cet homme d’une grande culture a rassemblé 2 500 documents des 19e et 20e siècles sur la religion, la philosophie, la littérature, l’histoire et l’histoire de l’art.
Lors de l’éloge du chamoine Barthélémy, par son successeur à son siège à l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier en 1942, Paul Rimbaud dira  » L’ensemble est révélateur de l’éclectisme d’un savant dont l’érudition se couronnait de piété. »

image fonds dit de la Wehrmacht

Ce fonds est composé de 700 livres essentiellement en allemand, édités entre 1829 et 1944. Il s’agit d’une littérature de distraction et de loisirs, mais conforme au régime, et de quelques ouvrages de propagande nazie.

Un legs de l’histoire de la seconde Guerre mondiale :
Lors de son départ en 1944, le Cercle militaire allemand installé dans l’Institut de Biologie de Montpellier pendant la Seconde Guerre mondiale abandonne sa bibliothèque de loisirs. François Pitangue, conservateur de la Bibliothèque centrale de l’Université, obtient alors des Forces Françaises de l’Intérieur l’autorisation d’en disposer.
Extrait d’une lettre de M. Pitangue au recteur de l’Académie, 23/10/1944 : « Le plus grand nombre, vu leur tendance de propagande, sera bien entendu placé à la Réserve de la section centrale et ne sera pas, jusqu’à ce que les circonstances ou un assez long temps le permettent, mis à la disposition des lecteurs. »
Le fonds actuel ne correspond sans doute pas à la totalité du corpus originel de cette Soldatenbücherei. Même si aucun élément ne vient le confirmer, il est possible qu’il y ait eu des pertes de titres après l’abandon à la Libération de la collection par l’armée allemande, mais aussi par la suite.

Un témoignage rare d’une Soldatenbücherei (bibliothèque des soldats):
Ce fonds se compose d’environ 700 livres essentiellement en allemand, édité entre 1829 et 1944. Mis à part les usuels (dictionnaires, lexiques et méthodes d’apprentissage de langues), la plupart des ouvrages sont des romans ou nouvelles, certains très connus et on peut trouver des ouvrages de Goethe, Theodor Storm et Joseph Martin Bauer. Il s’agit d’une littérature de distraction et de loisirs, mais conforme au régime : l’orientation « Blut und Boden », (« la race et le sol »), semble dominer. Cependant, les ouvrages de doctrine nazie proprement dite sont rares, mais on trouve notamment celui de Rosenberg (cote W 560), ou le Mein Kampf d’Hitler (cote W 437).
Par ailleurs, il est permis de supposer que certains titres de ce fonds, écrits de la plume d’adversaires du régime ou considérés comme tels, n’ont pu faire partie d’une Soldatenbücherei organisée par la Wehrmacht (par exemple le grand écrivain Thomas Mann, déchu de la nationalité allemande et émigré aux Etats-Unis).
Les seuls titres dont on est sûr qu’ils aient fait partie de la « Bibliothèque de la Wehrmacht » sont ceux qui portent des tampons de provenance du régime nazi ou de bibliothèques publiques de l’époque dont les titres ont été filtrés et agréés par les instances du régime.

Il y a plusieurs tampons de provenance :

  •     « Kreis Bremen der NSDAP »
  •     « Stationsbücherei Nord »
  •     « Städtische Volksbücherei (Berlin) »
  •     « Alfred Rosenberg-Spende für die Deutsche Wehrmacht 1939/1941 ». Il s’agit, ici, d’un don fait par Alfred Rosenberg, haut dignitaire du régime nazi, un familier d’Hitler. Idéologue du Parti, il a écrit des livres doctrinaires, tel Der Mythus des 20. Jahrhunderts ; nommé pendant la guerre ministre des Territoires de l’Est, il est cependant sans influence puisque la réalité du pouvoir tant politique que militaire lui échappe.

Pour être mobile, cette bibliothèque était entreposée dans des caisses de transport numérotées et spécialement conçues à cet effet par la marine allemande. L’examen des caisses a permis de formuler l’hypothèse qu’elles avaient été expédiées par le commandement supérieur de la marine de guerre à Berlin, et auraient ensuite été transférées de Berlin à la bibliothèque du commandement de la station de marine de Wilhelmshaven (port située en Mer du Nord en Allemagne) en transitant par Leipzig, puis peut-être en bateau probablement jusqu’à Sète (où la marine allemand était stationnée).
Les ouvrages conservés ainsi que quatre de leurs caisses originales de transport (probablement au nombre d’une dizaine à l’origine) sont un témoignage rare d’une Soldatenbücherei.