Le fonds

Fonds patrimonial BU Historique de Médecine

La Bibliothèque universitaire Historique de Médecine se caractérise par la richesse des collections patrimoniales conservées

  • 1000 volumes de manuscrits du 8e au 19e siècle
  • 100 000 volumes imprimés antérieurs au début du 19e siècle
  • toutes les thèses des facultés de médecine de Montpellier et Paris depuis le 18e siècle
  • les archives de la Faculté des origines à 1810

Historique du fonds

Si l’on connaît l’existence d’une bibliothèque à la Faculté de médecine depuis le Moyen Âge, aucun ouvrage ne nous est parvenu. Le noyau initial de la collection provient du legs Haguenot en 1767.
Le fonds existant a été en fait constitué au début du 19e siècle par Gabriel Prunelle, médecin bibliothécaire de la Faculté, en puisant dans les confiscations révolutionnaires de toute la France, en suivant un programme encyclopédique.
Au 19e et au 20e siècle la bibliothèque s’est accrue par des dons et legs, ainsi que par des achats.

Composition du fonds

Constitué des manuscrits et d’imprimés, le fonds est encyclopédique, la médecine ne représentant qu’un peu moins de la moitié des collections.

  • 1000 manuscrits, dont les 2/3 du Moyen Âge, dans tous les domaines du savoir
  •  100 000 imprimés anciens, dont 300 incunables et des thèses anciennes
  • Les archives : la BU médecine conserve et gère les archives anciennes de la Faculté, jusqu’à la Révolution française, et assure aussi la communication des archives modernes, sous la responsabilité de l’archiviste de l’Université de Montpellier

Ces collections exceptionnelles, dont l’accès n’est pas réservé à la seule communauté universitaire, offrent de nombreuses thématiques de recherche parmi lesquelles la littérature médicale du Moyen Âge au 19e siècle, l’histoire de la Faculté de médecine de Montpellier, les manuscrits de la bibliothèque de Clairvaux, les manuscrits de la collection Albani, la bibliothèque de la famille de parlementaires Bouhier, les récits de voyage…

Fonds patrimonial manuscrits BUHM

Le fonds des manuscrits est particulièrement riche et précieux, d’une diversité remarquable. Il comprend 1000 volumes dont les 2/3 sont antérieurs à l’imprimerie et 160 environ, au 13e siècle.
Parmi différentes langues, on trouve surtout du latin mais aussi du grec, de l’arabe, de l’italien, du français (oc et oïl)… Plusieurs domaines sont représentés : en premier lieu, les belles-lettres (auteurs de l’Antiquité, philosophie, linguistique, littérature…), puis les livres religieux (Bibles, Heures et bréviaires…), la médecine, mais dont seul un petit nombre d’ouvrages sont anciens, et beaucoup d’autres sujets.
La présentation de ces volumes varie elle aussi, certains sont richement illustrés, d’autres recueils peuvent se révéler austères, glosés, etc.
Quelques exemples : un Psautier dit de Charlemagne du 8e siècle, une Bible historiale du 14e siècle, plusieurs versions du Roman de la Rose, Perceval, la Chirurgie d’Albucasis en langue d’oc…, la correspondance de la Reine Christine de Suède ou les recueils d’archives de Guichenon sur les pays de Savoie…

fonds patrimonial thèses et imprimés BUHM

Les imprimés anciens

Voici quelques titres ou domaines marquants de l’histoire de l’édition ou de la littérature qui figurent dans le fonds d’imprimés :

  • la médecine du Moyen-Âge au 19e siècle : Galien, Hippocrate, les anatomies richement illustrées de Vésale, Ambroise Paré
  • tous les grands dictionnaires et encyclopédies dont celle de Diderot et d’Alembert
  • des grammaires de très nombreuses langues
  • les grandes relations de voyages autour du monde dont un exemplaire de l’Expédition en Égypte
  • la littérature française mais aussi des œuvres anglaises et italiennes, la littérature classique avec des éditions d’Alde, Elsevier, etc…
  • la philosophie
  • de nombreux ouvrages d’art comme les vues de Rome de Piranèse

La majorité des imprimés anciens figurent au catalogue de la BIU, à l’exception de quelques séries encore répertoriées sur registres ou fichier papier.

Les thèses anciennes

Au gré des échanges, la bibliothèque a pu constituer une collection de thèses médicales très importante. Outre les thèses de Montpellier qui forment une collection complète des origines (18e siècle) à nos jours, sont conservées la collection équivalente pour la Faculté de Paris ainsi que de nombreuses thèses d’autres universités.
Les thèses anciennes de médecine de Montpellier n’ont pas encore été systématiquement informatisées, et manquent donc au catalogue de la BIU. Leur recherche s’effectue dans des registres, ou via le SUDOC si elles sont signalées par d’autres BU françaises.
De même les collections de périodiques anciens de toutes disciplines, comptent plus de 3200 titres imprimés depuis les tout premiers pas de la presse.

Les archives anciennes :
On peut suivre l’histoire de la Faculté de médecine depuis ses débuts à travers les archives particulièrement riches présentes à la Bibliothèque universitaire Historique de Médecine. Ces documents ont été répertoriés dans le Cartulaire de l’Université de Montpellier (publié en 1890-1912). Ils concernent l’administration de l’université : depuis les statuts de 1220 (copies du 16e siècle tout à fait fiables) aux pièces comptables et aux listes et procès-verbaux des professeurs. Tome 1 (avec la transcription des actes du Moyen Age)Tome 2 (avec l’inventaire des archives anciennes de la faculté de médecine)

Les registres d’inscriptions ou d’examens nous font entrer directement dans la vie quotidienne de l’université : les plus précieux portent les
inscriptions autographes de quelques célébrités comme François Rabelais, Nostradamus, mais aussi Théophraste Renaudot, inventeur de la
notion de périodique, le grand botaniste Magnol, Chaptal et tous les grands noms de la médecine.

Les registres les plus importants sont numérisés dans Foli@, la bibliothèque numérique patrimoniale de la BIU, voici également les liens :
S 19, Matricules (1502-1561)  –  S 20, Matricules (1562-1669)  –  S 5, Registre des actes (1423-1559)
S 2, Liber procuratorum (1526-1535), le livre des procureurs des étudiants

S 18, Cérémonial de l’Université de médecine de Montpellier (1701-1814)

Les archives modernes (19e-20e siècles) :
Elles sont gérées par la Faculté et communiquées à la bibliothèque sous la responsabilité de l’archiviste de l’Université de Montpellier.
Trois inventaires ont été publiés (Administration générale, Enseignement, affiches), et se trouvent en ligne sur la page dédiée au patrimoine écrit et graphique de l’Université de Montpellier.